Thursday, April 16, 2009

La valse des guitares


Tiersen fue cruel con un público ingenuo y desinformado. La gente acudió al auditorio de la embajada francesa pensando en el Tiersen de Amélie, en el hombre encogido sobre un piano o pegado a un acordeón, en el romanticismo de una música frágil y profunda. Tiersen no es nada de eso en sus directos de los últimos años y lo demostró sin apenas conceder un sólo segundo a la nostalgia de su pasado musical. Las canciones en los conciertos de Tiersen se reinventan para ser reconstruidas por completo sobre una base "rock" (post-rock para el que quiera dárselas de fino analista). Allá donde el CD presenta un cuarteto de cuerdas, sobre el escenario resuena una tormenta eléctrica. Baste como prueba los dos vídeos que pongo más abajo: uno con la versión más fiel al álbum (lo que sospecho que la gente esperaba encontrar) y el otro con la versión de la canción en los últimos directos. Las concesiones en forma de sus canciones "clásicas" al violín (especialmente Sur le Fil) fueron meras excepciones. El ambiente "pop-rock" de sus nuevas canciones (presentó muchas piezas que no conocía) o el aspecto desaliñado y deliciosamente informal de la banda no casaba demasiado bien con un público de edad media más bien alta y aires burgueses. No creo además que la idea de organizar el concierto en un auditorio (todos sentados) fuese demasiado buena. Nunca me ha gustado bailar, pero me sorprendió lo incómodo que me resultó el tener que permanecer confinado en mi butaca durante todo el concierto.
No me emocioné tanto como pensaba. Tengamos en cuenta que es mi quinto concierto de Tiersen y que nunca me gusta escuchar canciones por primera vez en un directo (soy de los que piensan que nunca debe juzgarse la música tras sólo una escucha... y el directo no me parece el lugar más recomendable para ello) y, reconozcámoslo, puede que el estilo de las últimas canciones -con cierto tono reivindicativo pero, como digo, cada vez más próximas al pop-rock- me incomode un poco. En el fondo yo también suspiré en algunos momentos por ver aparecer un piano o un acordeón.
De todos modos me gusta pensar que fui de los pocos que supe a lo que iba. La reconstrucción de la música "tierseniana" no me pilló en absoluto por sorpresa y pude compensar los problemas acústicos de algunos momentos con un buen conocimiento de las versiones en directo de algunas canciones.
Cuando llegó la primera concesión de la noche y, tras dos minutos de duda, el público se dio cuenta de que esa canción que se desarrollaba de manera sorprendente y magistral era la Valse d'Amélie, ya era demasiado tarde para apreciar el estilo de Tiersen en los directos. Fue el último bis.









Tiersen fut cruel avec un public naïf et mal informé. Les gens allèrent à l'auditorium de l'ambassade de France avec l'image en tête du Tiersen d'Amélie, de l'homme blotti sur son piano ou collé à l'accordéon, du romantisme d'une musique profonde et fragile. Tiersen n'est rien de cela dans ses concerts des dernières années et il le démontra sans accorder à peine un seul second à la nostalgie de son passé musical. Les chansons en live de Tiersen se réinventent pour être reconstruites sur une base rock (post-rock pour ceux qui veulent avoir l'air de savant musical). Là où l'album a un quatour à cordes, l'on retrouve un orage électrique sur le scénario. Il suffit comme preuve de cela les deux vidéos que vous pouvez trouver plus en haut: l'un représente la version live la plus fidèle à la chanson de l'album (ce que je soupçonne que la plupart des gens s'attendaient) et l'autre montre la version de la chanson dans les derniers concerts. Les concessions en forme des chansons "classiques" au violon (spécialement Sur le Fil) furent des simples exceptions. L'ambiance "pop-rock" des nouveaux morceaux (Tiersen présenta beaucoup de chansons que je ne connaissais pas) ou l'aspect négligé et délicieusement informel de la bande, ne se correspondait pas trop avec un public aux allures bourgeois et d'âge moyenne plutôt élevée. Je ne pense pas non plus que l'idée d'organiser un concert dans un auditorium (tous assis) était appropriée. Je n'ai jamais aimé danser mais j'étais surpris d'à quel point le fait de rester confiné à mon fauteuil pendant tout le concert fut dérangeant.
Je ne me suis pas ému comme j'attendais. Il faut prendre en compte que c'est mon cinquième concert de Tiersen et qu'en plus je n'ai jamais aimé le fait d'écouter des chansons pour la première fois dans un live (je suis de ceux qui n'aiment pas juger une chansons après seulement une écoute et, en plus, je pense que les concerts ne sont pas le meilleur endroit pour une première écoute) et, reconnaissons-le, peut-être le style des dernières chansons -avec un ton légèrement revendicatif parfois mais, comme j'ai dit, de plus en plus proches au pop-rock- me dérangeait un peu. Ça m'arriva de penser avec nostalgie au piano ou à l'accordéon.
Quoi qu'il en soit, j'aime bien penser que je fus l'un des peux qui savait ce qu'il allait retrouver. La reconstruction de la musique "tiersenienne" ne fut nulle par une surprise et je pus contrecarrer certains problèmes acoustiques avec une bonne connaissance des versions en live de certaines chansons.
Quand la première concession de la soirée arriva et, après deux minutes, le public se renda compte que cette chanson qui se développait de manière surprenante et magistrale était la Valse d'Amélie, c'était déjà trop tard pour apprécier le style de Tiersen lors des concerts. Ce fut la dernière chanson.

2 comments:

Hank Quinlan said...

Te veo mayor, Álvaro. Mejor dicho, te veo un poco más viejo.

¿Será el programa?

David "Charles" Ruiz said...

cuando la musica te llega no importa que no sepas bailar.