Assis sur son fauteuil, le gars lisa les mots, envoyés avec une certaine insouciance, voire froideur. Tant qu'il appuyait sur la touche "play" pour faire sonner la chanson pertinente, il se demandait si un nouvel épilogue se dessinait dans l'horizon.
We will. Yes, we will. We will play racquetball again at 8 a.m. because you know how good one feels during the rest of the day. We will also discuss during hours and hours about the subtelties of the Spanish and the English grammar. Your Spanish was improving really fast even if I definitely understand your problems with the subjunctive. It's not easy at all. I am afraid that you will also have to be patient with my inapropriate use of double negations in English. You will have to correct me all the time again... You are an implacable and a great teacher. Despite being American, I will take advantage of your European blood to watch again some football games with you (your knowledge of Spanish players always surprised me) and probably we will watch once again how the all-powerful Barcelona beats another European team. Have a good rest, Ian. As you see, we still have a lot of things to do, amigo. And we will.
PS: Here you have the first song you talked to me about. That was the first stone in your Spanish knowledge if I'm right. I wanna hear again your laugh wherever you are.
Hace algún tiempo intenté describir la experiencia de un concierto de Yann Tiersen. Busqué las palabras para expresar su deconstrucción y reconstrucción de su música y acabé con un "Cuando llegó la primera concesión de la noche y, tras dos minutos de duda, el público se dio cuenta de que esa canción que se desarrollaba de manera sorprendente y magistral era la Valse d'Amélie, ya era demasiado tarde para apreciar el estilo de Tiersen en los directos. Fue el último bis". Gracias a la generosidad de los usuarios de Youtube, he encontrado el mejor ejemplo posible directamente extraído de la gira a la que asistí. Primero lo archiconocido. Luego, la genial reinvención. Vosotros contáis con ventaja para apreciarlo desde el primer momento.
Il y a quelques semaines j'ai essayé de décrire l'expérience d'un concert de Yann Tiersen. J'ai cherché les mots pour exprimer la déconstruction et la reconstruction de sa musique et j'ai fini avec un "Quand la première concession de la soirée arriva et, après deux minutes, le public se renda compte que cette chanson qui se développait de manière surprenante et magistrale était la Valse d'Amélie, c'était déjà trop tard pour apprécier le style de Tiersen lors des concerts. Ce fut la dernière chanson". Grâce à la générosité des usagers de Youtube, j'ai trouvé le meilleur exemple possible extrait -en plus!- du même tour auquel je suis allé. Tout d'abord vous trouverez plus haut l'hyper-connu. Après, la géniale réinvention. Vous avez l'avantage de pouvoir l'apprécier du premier moment.
Un amigo me comenta que no podrá seguir mi blog durante una temporada. Está haciendo un Master en China y desde allí no puede acceder a mi blog. Está bloqueado. Me pregunto si lo que habrá molestado a la autoridad competente china son las locuras de los profesores de Maryland que relato, mi simple localización geográfrica o la música de Tiersen. También me pregunto si realmente esa gente ha leído alguna vez a Marx o si, simplemente, saben leer. Pero eso es otra historia.
Un ami me dit qu'il ne pourra pas suivre mon blog pendant quelque temps. Il est en train de faire un Master en Chine et là bas il ne peut pas acceder à mon blog. Il est bloqué. Je me demande si ce qui a dérangé aux autorités chinoises ce sont les folies des profs de Maryland que je raconte, ma simple localisation géographique ou la musique de Tiersen. Je me demande aussi si ces gens-là ont vraiment lu Marx ou si, tout simplement, ils savent lire. Mais ça c'est une autre histoire.
Soy un desastre. Pero no es culpa mía. Cada vez que intento realizar alguna operación matemática, acabo por obtener un resultado que no se corresponde con el que aparece en las soluciones. Mi problema es que, cuando los signos negativos deciden jugar al escondite, yo no puedo negarme. Si tras un rato no logro encontrarlos, decido sustituirlos de un modo un tanto despreocupado por los signos "+", mucho más dóciles y menos juguetones. Cuando, tras años y años de aplicaciones sistemáticas y repetitivas, las derivadas me ruegan algo de diversión, no me atrevo a decepcionarlas. Así, encuentro compañeros insospechados a las funciones que derivo y ellas se divierten como nunca al encontrarse al lado de un número o parámetro insospechado. Donde debería haber un "x·y" pongo un "x·z" y entonces la x y la z rien y se cuentan las historias acumuladas durante tanto tiempo (las "z" son muy dicharacheras). Del mismo modo, cuando aplico la regla de la cadena, decido omitir algún elemento que me suplica que le dé algo de descanso. Mientras prosigo mis cálculos, el elemento omitido me agradece mi gesto mientras se tumba discretamente en un rincón de mi mesa. Cuando acabo los cálculos me doy cuenta de que tras todas las partidas de escondite, re-asignaciones de compañero y permisos temporales para descansar, el resultado no se corresponde con lo que la gente seria ha establecido. Dicen que soy un desastre. Pero no es culpa mía.
Je suis un désastre. Mais ce n'est pas ma faute. À chaque fois que j'essaie de faire une opération mathématique, je finis par avoir un résultat différent à celui des solutions. Mon problème c'est que, quand les signes négatifs décident de jouer au cache-cache, je ne peux pas me nier. Si, après quelque temps, je ne suis pas capable de les trouver, je décide de les substituer d'une manière un peu insoucieuse par les signes "+", beaucoup plus dociles. Lors qu'après des années d'applications systématiques et répétitives, les dérivées me font prière de les amuser un peu, je n'ose pas les décevoir. Alors, je trouve des copains inattendus aux fonctions que je dérive et elles s'amusent comme jamais dans sa vie en se trouvant à côté d'un numéro ou paramètre inattendu. Là où il devrait avoir un "x·y" je mets un "x·z" et les x et les z rigolent ensemble et se racontent les histoires cumulées pendant beaucoup de temps (les z son très bavardes). De la même manière, quand j'applique la règle de la chaine, je décide d'enlever un élément qui me fait prière de lui concéder un peu de repos. Tant que je poursuis mes calculs, l'élément omis me remercie en même temps qu'il se couche discrètement dans un coin de ma table. Quand je finis mes calculs, je me rends compte qu'après les cache-cache, les re-allocations de copains et les permissions temporelles pour se reposer, le résultat n'est pas celui fixé par les gens serieux. On dit que je suis un désastre. Mais ce n'est pas ma faute.
Al pasearse por el campus un día cualquiera, uno no debe sorprenderse al cruzarse con estudiantes con el uniforme de camuflaje. En los cines de la ciudad no es raro encontrar descuentos para estudiantes, jubilados... y veteranos de guerra. Wahsington DC, posiblemente por ser la capital, es un continuo de Memoriales de Guerras, monumentos a soldados caídos en combate y homenajes a distintas unidades de la armada que tuvieron un papel destacado en tal o tal batalla. En mis primeros días en la universidad, un anuncio de los marines me dio la bienvenida en el hall del departamento durante varias semanas. Todo esto son ejemplos que han ido conformando en mí una sensación de omnipresencia del ejército en la vida estadounidense. El ejército es una realidad mucho más presente que en España. Evidentemente, ser el gendarme del mundo tiene sus costes y sus implicaciones. Lo más chocante para mí fue, quizá, el aluvión de anuncios en mi cuenta de Hotmail o en la televisión. En todos ellos se intenta transmitir el mensaje de orgullo y de fuerza que se suponen inherentes a las distintas unidades publicitadas. Cierto día, al volver de Washington a College Park en el metro, me encontré en mi vagón con el anuncio que adjunto más abajo. El mensaje reza "Hace falta la valentía y la fuerza de un luchador para pedir ayuda. Si conoce a alguien con crisis emocionales llame al siguiente número y presione "1" para veteranos de guerra". Es curioso: en ninguno de los orgullosos y rimbombantes anuncios de los que hablé antes para alistarse en el ejército se comenta este más que probable y triste final para las personas que se dejan convencer.
On ne doit pas être surpris si, lorsqu'on se promène au campus de l'université, on se croise avec des étudiants habillés en uniforme de camouflage. Aux cinémas il n'est pas bizarre de se trouver avec des réductions de prix pour étudiants, retraités... et vétérans de guerre. Washington DC, possiblement à cause de sa condition de capitale, est plein de monuments à des soldats morts en combat et des hommages à des diverses unités de l'armée qui ont eu un rôle remarquable dans tel ou tel épisode. Pendant mes premiers jours à l'université, une pub des marines m'a donné la bienvenue au hall du département. Tout cela ce sont des exemples qui ont conformé dans moi une sensation d'omniprésence de l'armée dans la vie étasunienne. En tout cas, on peu dire sans peur de se tromper que l'armée est une réalité beaucoup plus présente qu'en France. Bien évidemment, être le gendarme du monde a ses couts et ses implications. Le plus choquant pour moi a été possiblement l'avalanche d'annonces sur mon compte Hotmail ou à la télé. Dans tout ces pubs on essaie de transmettre le message d'orgueil et de force qui sont censés d'être inhérentes aux différentes unités. Un certain jour, en rentrant de Washington à College Park au métro, j'ai trouvé dans ma voiture la pub que j'ai affichée plus haut. Le message dit "Il faut le courage et la force d'un lutteur pour demander de l'aide. Si vous connaissez quelqu'un en subissant des crises émotionnelles, marquez le numéro suivant et poussez "1" pour des vétérans de guerre". C'est bizarre: aucune des pubs -si ronflantes et orgueilleuses- pour s'enrôler dans l'armée dont j'ai parlé avant dit un seul mot sur ce probable et triste destin des personnes qui se laissent convaincre.